La santé de la femme… il y a cent ans

Faisant du rangement dans ma bibliothèque, je suis tombé sur un livre de médecine datant de 1928 et ayant été trouvé dans un grenier il y a quelques années. Écrit par le docteur Ernest Monin (1856-1928), il est intitulé « La santé de la femme ». Ce docteur de la faculté de médecine de Paris, a été aussi journaliste et membre d’un club littéraire. Il a écrit plus d’une quarantaine d’ouvrages sur l’hygiène, les maladies et la santé en général. Certains, tel l’Hygiène des sexes, ont fait l’objet de nombreuses éditions.

Je vous laisse découvrir, sur le site de la BNF, si vous avez le temps, les écrits de ce bon docteur. Je vous conseille L’Hygiène des sexes, et notamment les passages sur l’onanisme, ainsi que le chapitre XI consacré à la natalité en France. Extrait de ce dernier : « Cet affaiblissement [de la fécondité] n’est-il pas le plus grand obstacle à notre prépondérance militaire, au relèvement de notre industrie, à notre expansion coloniale ? ».

« La Santé de la femme » n’est, semble-t-il pas encore numérisé. Je vous livre ici deux passages intéressants qui vous donneront une idée de l’état d’esprit de l’époque :

  • « Enfin, il nous faut insister, une fois de plus, sur une bonne hygiène générale de la femme, en vue de la prévention rationnelle des affections utérines. Il est clair que le surmenage intellectuel des jeunes filles (qui dans ces derniers temps, s’est développé pour notre pays, dans des proportions insensées), enraie l’évolution normale des fonctions départies à la femme future, trouble la nutrition entière, provoque l’anémie et le nervosisme, etc. »
  • «  Il importe de protéger, de bonne heure, contre l’épuisement de la force nerveuse, les jeunes filles, surtout lorsqu’elles présentent de l’hérédité nerveuse ou arthritique. Le régime et l’hygiène devront être judicieusement mis en œuvre. Loin d’elles, les émotions dépressives, les spectacles passionnants, le surmenage intellectuel et artistique, les excès musicaux, les lectures romanesques ! On les astreindra, au contraire, aux saines occupations du corps et de l’âme, aux soins domestiques, qui chassent le désœuvrement sans futiliser l’esprit. »

Quelle époque !

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