Premier article pour un futur blog

production_energie-primaire_monde

Le graphique ci-dessus montre l’évolution de la production d’énergie primaire dans le monde depuis 1900. Il résulte d’une synthèse réalisée à partir de données compilées par B. Etemad et J. Luciani pour la période 1900-1980, et de celles de l’agence américaine pour l’information sur l’énergie (EIA) pour la période 1981-2010. Les données sont disponibles en ligne sur le portail de l’organisation The Shift Project. Selon cette synthèse, nous dépendons actuellement à 91% des énergies fossiles : pétrole (36%), charbon (30%) et gaz (25%). L’énergie nucléaire ne représente que 5%, l’hydroélectricité 2% et les autres énergies renouvelables 1% de la production.

Plusieurs remarques :

  1.  L’unité de mesure utilisée ici est l’exajoule (EJ). Un exajoule est égal à 1018  joules. Bien que la production d’énergie soit souvent exprimée en Mtep (mégatonne d’équivalent pétrole – Mtoe en anglais), il est souhaitable, du point de vue scientifique, d’utiliser plutôt le joule et ses dérivés pour quantifier et comparer toutes les énergies. Le joule est l’unité de référence pour l’énergie dans le système international (SI). 1 Mtep = 0,041868 EJ.
  2. Le graphique n’inclut pas la biomasse traditionnelle – celle du bois de chauffage, notamment -, qui reste difficile à quantifier.
  3. L’énergie primaire est, selon le site Manicore, celle que nous trouvons sans transformation dans le monde qui nous entoure : pétrole brut, charbon, eau en mouvement, atomes fissiles, etc, par opposition à l’énergie finale qui désigne celle que nous pouvons utiliser pour nos applications, mais que nous ne trouvons pas telle quelle dans la nature : électricité, essence raffinée, hydrogène, etc.
    Ainsi, pour ce qui concerne l’énergie nucléaire, l’énergie primaire est celle qui chauffe l’eau de la centrale. Celle-ci génère alors de la vapeur qui va entraîner la turbine et l’alternateur. Ce dernier produit de l’électricité avec un rendement de 33% par rapport à l’énergie initiale. Le reste est rejeté sous forme de chaleur dans l’atmosphère, dans les tours de refroidissement.
    Pour ce qui concerne la plupart des énergies renouvelables, il est curieux de constater que, de manière conventionnelle, seule l’énergie électrique produite est comptabilisée dans l’énergie primaire par les organisations internationales. En toute rigueur, il conviendrait de considérer, pour les panneaux photovoltaïques par exemple, l’énergie solaire incidente et non pas l’énergie électrique produite. L’énergie électrique est une énergie de transport, pas une énergie primaire.

Ceci dit, ce graphique donne de bonnes indications sur l’évolution de la production d’énergie au cours des 110 dernières années. Il est clair qu’elle ne cesse de croître et que la part des énergies fossiles reste prépondérante alors que celles-ci ne sont pas inépuisables.

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