Pourquoi le pied métrique ?

Dernière mise à jour le 13 janvier 2026

Énigme 780

  • La mesure est trouvée dans cette énigme.
  • La clé de passage 530-780 est Bourges. En 530, on nous dit que la vérité… ne sera pas affaire de devin. Cela implique que Bourges est affaire de devin (2°20′ E). Bourges est quasiment sur le méridien de Paris.
  • Le cocher et le chouetteur (matérialisé par le piéton sur le visuel) se croisent sur un axe Nord-Sud comme indiqué par l’aiguille de la boussole… donc sur le méridien de Paris.
  • La mesure du méridien de Paris, entre Dunkerque et Barcelone, par Delambre et Méchain a servi à déterminer le mètre étalon.
  • « Où tu voudras par la rosse et le cocher » est opposé à « Mais où tu dois par la boussole et le pied« . Le contraire de la rosse pouvant être l’étalon, on peut ajouter l’étalon à la boussole et au pied.
  • Le périmètre de la boussole fait 33 cm (par la boussole). Le lien entre cette valeur et le mètre est environ 1/3. Nous sommes invités à considérer ici le pied métrique, un tiers de mètre (par le pied). Le pied métrique a été officiellement institué en 1812 par décret impérial, pour le commerce de détail qui s’accommodait mal du système métrique.
  • La mesure du jeu est le pied métrique. Elle est arrondie au centimètre le plus proche car sa valeur, 33, correspond au nombre de caractères de la seconde partie du texte (« Mais où tu dois…« ). Nous verrons plus tard que le comptage des caractères a son importance lors de l’utilisation de la mesure.
  • Le Quid, ouvrage d’usage courant des années 90, indique 0,33 m comme valeur pour le pied métrique.
Quid 1996, colonne 311b

I.S. « Pour faire bonne mesure… »

  • L’I.S. comporte 43 caractères.
  • Lorsqu’on range les mots de l’I.S. selon la séquence 4-3-4-3, on obtient :

Pour faire bonne mesure
Il n’y
En a qu’une
Dans le livre

  • Le mot PIED apparaît en acrostiche.
  • L’expression « Faire bonne mesure » signifie, pour un commerçant, de donner au client plus de produit qu’il n’a payé (geste commercial).
  • Comme indiqué plus haut, c’est parce que le commerce de détail s’accommodait pal du système métrique qu’ont été instituées des unités de mesure proches de celles de l’ancien régime mais ayant des rapports simples avec le système métrique : pied d’un tiers de mètre, livre de 500 g.
  • Celles-ci étaient plus généreuses que celles de l’ancien régime : pied du roi (32,5 cm) et livre de Paris (483,5 g)… d’où l’expression « Faire bonne mesure« .
  • L’I.S. s’explique bien si l’on considère que la mesure est le pied métrique.

Énigme 500

  • Dans cette énigme, nous sommes amenés, pour la première fois, à utiliser la mesure. En 780, celle-ci était liée à un comptage de caractères : 33 caractère de la seconde partie du texte.
  • Disposons les caractères du texte de l’énigme 500 par rangées de 33 et ré-interprétons le texte :
    • « À 24… » => Au 24ème caractère ;
    • « emprunte l’orthogonale » => lis verticalement.
  • On lit alors le mot PIED, verticalement… et on termine la lecture par l’homophonie « deux fois moins« .
  • La mesure est le pied de 33 cm mais un coefficient 1/2 doit lui être appliqué dans cette énigme. Si vous avez, comme moi, Metz comme solution de celle-ci, vous avez la confirmation que vous êtes sur la bonne voie. Metz est à mi-chemin entre Carignan et Dabo sur l’orthogonale à la droite connue avant. C’est ici que se trouve la bretelle de sortie de la fausse piste autoroutière de Max.

Énigme 420

  • Dans cette énigme, nous sommes amenés à utiliser pour la seconde fois la mesure. Comme en 500, on peut être amené à penser qu’il y aura un coefficient à appliquer.
  • Ma méga-astuce, qui consiste à utiliser les items de charades comme compléments aux énigmes, dans l’ordre de décryptage, m’amène à considérer ici « mon sixième vaut cent« .
  • Le nombre 100 est mis en exergue dans cette énigme : mot « cent » non crypté dans le texte (un coup de pouce a dit Max) et cent lettres dans la première partie du texte une fois celui-ci décrypté.
  • Je considère alors que nous devons appliquer ici un coefficient 3 => 3 pieds métriques = 100 cm.
  • Les 1969,697 mesures correspondraient à 1969,697 mètres.
  • Cette valeur semble être confirmée par l’étonnante égalité trouvée en comparant les nombres donnés dans la première version du CDC et la version définitive de l’énigme.

Visuel 530 de la première version du Cahier des charges

  • La description est : « Illustration : un panneau marqué « 13469696« , et pointant vers un coq ».
  • Le coq est censé représenter la France (V2 du CDC).
  • Le nombre fait penser à un nombre rationnel à développement illimité périodique. De manière plus précise, ce nombre doit être 13469696,969696… Il est donc le quotient de deux nombres entiers. Quelques essais montrent que si on le multiplie par 33, on obtient 444500000. 33 est le plus petit nombre entier permettant d’avoir un résultat rond. Le nombre rationnel est donc 444500000 / 33.
  • La lieue terrestre, ou lieue commune de France est définie comme étant égale à 1/25e de degré de méridien. En toute rigueur : 20.000/180/25 ~ 4,44444 km. Mon Petit Larousse (1988) indique 4445 mètres.
  • Si l’on considère que le nombre 33 exprime des centimètres, le nombre inscrit sur le panneau nous indique « mille lieues« . Sachant que Bourges, milieu de la France, est solution de l’énigme, le panneau indique, par homophonie « milieu ».
  • Dans la version 1 du cahier des charges, la mesure (pied de 33 cm) était déjà « donnée » dans l’énigme 530.

Ma conviction

  • Certes, la mesure de 33 cm semble être trop évidente pour être la bonne. Nombreux sont ceux qui pensent que c’est une fausse piste. Mais dans ce cas, pourquoi Max se serait-il fatigué à crypter cette mesure de manière subtile dans l’énigme 500 ou dans l’I.S. « Pour faire bonne mesure« , que certains n’ont même pas vu ?
  • Pour moi, il ne fait aucun doute que la mesure est le pied métrique, mais encore faut-il savoir comment l’utiliser.