Réflexions sur l’énigme 420

Dernière mise à jour le 13 janvier 2026

Cette page a pour but de recenser toutes mes réflexions sur l’énigme 420 de la Chouette d’Or… celle sur laquelle je bute actuellement. C’est une énigme très riche.

Contexte

  • Ma méga-astuce consiste à utiliser les items des charades 530 et 470 en tant que compléments des énigmes (voir une présentation faite à l’occasion de la Chouette Fête de 2023).
  • Dans les énigmes précédentes, je considère les solutions suivantes (voir ma vision du jeu pour ce qui concerne les interprétation parallèles des énigmes) :
    • Le navire noir perché (600) est la constellation du Navire Argo. L’utilisation de l’item devant être utilisé dans cette énigme, nous donne :  » Aux limites de l’éternité, la clef se cache sur un navire noir perché « . Les premières lettres de la charade 470 sont « ARO » et l’espace. Si l’on considère que la lettre G suit, sans protester, les lettres R et A (item de la charade 530), on obtient le mot « ARGO ».
    • Niepce est aussi, en quelque sorte, la clef qui se cache sur « un navire noir perché » (600). L’extraction du nom de l’inventeur de la photographie est propre => séquence 2-4-2-5-3 obtenue par le comptage du nombre de lettres des premiers mots de la phrase (« La clef se cache sur« ) .
    • Dabo est la fausse piste autoroutière de Max. La bretelle de sortie se trouve dans l’énigme 500. L’item de l’énigme 530 correspondant à cette énigme est « Mon septième crache son venin« . Je cherche donc un serpent dans cette énigme.
  • Le poème « Ut quant Laxis » (titre de l’énigme) a été écrit par Paul Diacre. C’est à lui que nous devons la légende du Graoully à Metz. « Un immonde serpent à l’haleine empoisonnée » dit le Guide Michelin. C’est à Saint Clément, premier évêque de la ville, que l’on doit d’avoir terrassé le Graoully. Le texte de l’énigme admet deux interprétations :
  • L’interprétation classique, qui invite à tracer une perpendiculaire à Roncevaux-Carignan passant par Carignan. On constate que Metz est à mi-distance entre Carignan et Dabo.
  • Une interprétation consistant à disposer le texte de l’énigme par rangées de 33 caractères (chiffres et lettres, sans espaces) et à lire « À 24… » (au 24ème caractère) « emprunte l’orthogonale » (lis verticalement). On trouve alors le mot PIED dans la 24ème colonne et on termine la lecture par « de fois moins« , homophonie de « deux fois moins« . Le pied métrique de 33 cm est bien la mesure mais nous devons lui appliquer un coefficient de 1/2 dans cete énigme.

Item de la charade 470 applicable à l’énigme 420

  • L’item qui saute aux yeux est « Mon sixième vaut cent« . « Cent » est mis en exergue dans cette énigme :
    • le mot « cent » n’est pas crypté dans la première partie du texte. Max a dit que c’était un coup de pouce.
    • une fois décryptée, la première partie du texte contient exactement 100 lettres. Ce comptage de lettres peut être rapproché de celui des 33 lettres de « Mais où tu dois… » dans la 780 ainsi que la disposition des caractères du texte dans la 500, permettant de trouver Metz (voir plus haut).
  • Cette valeur pourrait nous conduire à considérer le mètre (trois pieds métriques = 100 centimètres) comme unité de mesure dans cette énigme. En 500, il nous a fallu appliquer un coefficient 1/2 à la mesure, ici nous devrions appliquer un coefficient 3.
  • L’item précédent de la charade 470, « Mon cinquième ronfle quand il est couché« , fournit la lettre « N ». Ce peut être le « N » de Napoléon apparaissant aussi sur le visuel de l’énigme.

Titre de l’énigme (Du ciel vient la lumière)

  • Quelle est cette lumière qui vient du ciel ? Un rayon de soleil puisque Apollon est un dieu solaire ? Un rapport avec la constellation Argo trouvée deux énigmes plus tôt ? Ne serait-ce pas plutôt la connaissance de la solution (trouvée grâce à l’astronomie) ?
  • On remarque que tous les mots du titre commencent par une lettre qui est aussi un chiffre romain (DCVLL). Ne serait-on pas invité à considérer ces lettres-chiffres du fait de l’item « Mon sixième vaut cent » donne la lettre C comme solution de la charade ? N’aurait-on pas affaire à un chronogramme ? La somme de ces lettres fait 705. Mais si l’on considère toutes les lettres du titre qui sont aussi des chiffres romains (MDCLLLVIII), la somme fait 1758. C’est à peu près à cette époque que Nicolas-Louis de Lacaille a divisé le Navire Argo en trois constellations distinctes : la Poupe, les Voiles et la Carène. Mais la date est trop imprécise.

Visuel

  • Dans le cahier des charges, on peut lire « Illustration : les symboles de la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton, et la lettre « N » dans laquelle est plantée un compas« .

Première partie du texte

  • Les nombres qui figurent dans cette partie du texte représentent les périodes de révolution des planètes dont le symbole figure sur le visuel, exprimées en nombres de jours. Lorsqu’on les remplace par la première lettre de chaque planète, on obtient le texte suivant, en clair. Celui-ci est composé de 100 lettres.

C’est là que l’aigle imprima la marque de ses serres dans le sable, cent jours avant de se casser le bec et y laisser ses plumes.

  • Cette phrase évoque le retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe et le début des Cent-Jours. Période qui se terminera par sa défaite à Waterloo. L’indication supplémentaire « Venu de l’Ile d’Elbe, il y débarqua » confirme cette piste. Bien que la piste classique fait penser à Golfe-Juan, l’I.S. ne confirme pas ce lieu Le verbe « débarquer » peut être pris au sens figuré (exemple : « débarquer à l’improviste« ), et tout lieu se trouvant sur sa route vers Paris peut être solution.
  • 100 lettres pour le texte => on peut être tenté de les disposer dans un carré de 10×10, comme on pouvait être tenté de disposer les 64 lettres du texte de l’énigme 780 dans un carré de 8×8. Mais que faire de celui-ci ?

Périodes de révolution des planètes

Périodes de révolution des planètes autour du soleil selon l’Encyclopédie Bordas (1968)
  • Papymax a trouvé une source fournissant les périodes de révolution des planètes autour du soleil, similaire à celle utilisée par Max. Il s’agit de l’édition de 1968 de l’encyclopédie Bordas (n°52 consacré à l’astronomie).
  • Les périodes sont exprimées en années et jours. Il est étonnant que Max ait utilisé 365 jours par année pour calculer le nombre de jours total. Exemple pour Pluton : 248 x 365 + 157 = 90677.

Deuxième partie du texte

Alors prête un arc à Apollon :
de là, il comptera 1969,697 mesures vers le zénith.
En une 46.241.860ème de fraction de jour sidéral, son trait s’abattra.
Hâte-toi de trouver la flèche.

  • Celle-ci n’est pas cryptée. Elle fait allusion à Apollon, dieu des arts, du chant, de la musique, de la beauté masculine, de la poésie et de la lumière.
  • Nous sommes censés lui prêter un arc. Il compte 1969,697 mesures vers le zénith (650,00001 mètres si l’on considère le pied métrique de 33 cm et non le mètre) et en une 46.241.860ème fraction de jour sidéral, son trait s’abattra. Considérant que la vitesse de la lumière est 300.000 km/s et qu’un jour sidéral fait 86164 secondes, la distance parcourue par la flèche est 559,000006 km. Nous devons nous hâter de la trouver.
  • La direction prise par la flèche d’Apollon est contrainte par l’I.S. du 15 juillet 1993 : « Le Tour de France a croisé la flèche d’Apollon ». Il s’agissait de l’étape Serre-Chevalier/Isola 2000.
  • L’arc de centre Golfe-Juan et de rayon 559 km, contraint par l’étape du Tour de France va, grosso-modo, de Joinville (Haute-Marne) à Strasbourg, en passant précisément par Saint-Nicolas-de-Port et Dabo.
  • La piste classique (l’officielle selon Michel Becker), nous mène à considérer le Rocher de Dabo dont l’altitude est 650 mètres et qui est situé à 559 km de Golfe-Juan (là où a débarqué Napoléon à son retour de l’Ile d’Elbe). Nous rejetons cette solution trop triviale.

L’Apollon de la cathédrale de Strasbourg

  • Sur l’horloge astronomique de Strasbourg, une statue d’Apollon désigne de sa flèche le jour courant. Le fait que nous devons nous hâter pour la trouver introduit une notion de temps. Problème : la cathédrale est située à seulement 553 km environ de Golfe-Juan.
  • On note au passage que les jours de la semaine sont représentés par les premières lettres de l’alphabet, de A pour dimanche à G pour samedi. À rapprocher de la notation anglo-saxonne des notes de musique dans l’énigme 580 ?

Le programme Apollo

  • La première partie du texte, associée à Apollon (2ème partie du texte), peut être interprétée comme relatant l’expédition d’Apollo XI : « C’est là que l’aigle (Lunar Explotation Module Eagle), imprima la marque de ses serres (pieds), dans le sable (régolithe lunaire de la Mer de la Tranquillité), cent jours avant de se casser le bec et y laisser ses plumes« . Le module Eagle s’est écrasé sur la Lune quelques jours après avoir ramené Neil Armstrong et Buzz Aldrin dans le module de commande. La date exacte n’est pas connue.
  • 1969,697 fait penser à l’année d’Apollo XI. Supposons qu’il faille trouver une date dans cette énigme (la flèche de l’Apollon de Strasbourg nous y invite) et que 1969,697 représente cette date en années et fraction d’année. Nous trouvons le 11 septembre pour la partie décimale.

Terminateur du 11 septembre

  • Le terminateur est la ligne fictive qui sépare le jour de la nuit, à la surface du globe terrestre.
  • Si l’on s’intéresse aux levers de soleil, il est curieux de constater que cet événement se produit au même instant, à Roncevaux, Bourges et Carignan, au solstice d’hiver : le terminateur passe par ces trois villes à environ 07h34 UTC.
  • Si l’on considère, comme moi, que Metz est solution de l’énigme précédente (500), on constate que le terminateur passe par Golfe-Juan et Metz, au moment du lever de soleil, le 11 septembre, à 05h06 UTC. La droite Golfe-Juan – Metz, intersecte l’arc de centre Golfe-Juan et de longueur 559 km, à Saint-Nicolas-de-Port.

La clé de passage 500-420

  • Ce pourrait être Metz si l’on doit considérer le terminateur du 11 septembre comme décrit ci-dessus, dans l’énigme 420. La droite Golfe-Juan / Metz pourrait être un trait à ne pas regretter.
  • Alternative : il existe des similitudes entre Apollon terrassant Python et Saint-Clément chassant le Graoully qui se noie dans la Seille. Tous deux sont des sauroctones. Apollon a tué Python au moyen de ses flèches. Piste à creuser peut-être ?

Une étonnante égalité

  • S’il y a une chose que j’accorde à Michel Becker, c’est d’avoir publié le cahier des charges (CDC) qu’il a reçu de Max. Je pense que ce CDC est authentique parce que, en 2006, voulant récupérer sa mise et conséquemment la contremarque 1/8, il l’a donné à deux chouetteurs. En 2019, ces deux chouetteurs étant fâchés avec lui, ont divulgué le CDC sur les réseaux, avant qu’il ne soit publié dans Les cahiers secrets. S’il leur avait donné un CDC plus « touffu », nous l’aurions su à ce moment.
  • Lorsque, dans l’énigme 420, on utilise les nombres de la première version du CDC et ceux de la version définitive pour calculer la distance parcourue par la flèche d’Apollon moins son comptage vers le zénith exprimé en mètres (trois pieds métriques comme indiqués plus haut), on trouve le même résultat à 1 mm près !! Impossible que ce soit dû au hasard.
    • (86.164/46.242.688)*300.000.000 – 1959,687 = 557.030.309 mètres pour la V1 du CDC
    • (86.164/46.241.860)*300.000.000 – 1969,697 = 557.030.309 mètres pour la version définitive.
  • Si l’on croit comme moi à l’authenticité du CDC, nous aurions ici la confirmation que la mesure est égale à trois pieds métriques (100 cm), dans cette énigme. Deux questions viennent alors à l’esprit :
    • qu’est-ce qui nous invite à retrancher les mesures vers le zénith de la distance parcourue par la flèche d’Apollon ?
    • et que faire du résultat ?

Une balade dans le vieux Lyon

  • Une lecture amusante des énigmes, dans l’ordre croissant des longueurs d’onde, nous fait nous promener de la place Bellecour (420) jusque sur les hauts de Fourvière (780). Je donnerai les détails ici, après ma présentation programmée à la Chouette Fête 2026 sur le bord du Lac d’Orient.

Divers

  • Apollon est le nom d’un géocroiseur qui a donné son nom à une famille d’astéroïdes. Dans les années 90 sa période de révolution était donnée pour 1,78 an (Dictionnaire Larousse de l’astronomie), soit 365,25 x 1,78 ~ 650 jours. Étant donné que les périodes de révolution des planètes autour du soleil, ont servi à crypter la première partie du texte, on peut s’intéresser à celle de l’astéroïde Apollon. Étonnant de voir que sa valeur peut être considéré comme faisant partie du jeu.
  • À propos de cette altitude de 650 mètres, qui est aussi celle du Rocher de Dabo, il est amusant de constater que c’est aussi l’altitude de l’observatoire de Haute-Provence. Apollon y compterait-il à cet endroit ses mesures vers le zénith ? Dommage que l’observatoire de Haute-Provence, construit en 1937, n’ait pas de lien avec Napoléon.
  • La lettre V aurait pu être codée au moyen de Vénus dans la première partie du texte. Par contre, il n’est pas anormal que Mercure n’ait pas été utilisée dans la mesure où Mars codait déjà la lettre M.
  • Plus intéressant, La somme des nombres remplaçant les lettres des 7 planètes, dans le code A=0 donné par l’énigme 580, fait 559, autre nombre clé de cette énigme. Au passage, la somme de ces nombres pour Uranus et Neptune est 88 (numéro du département des Vosges).
  • Napoléon et Apollon ont de nombreuses lettres en commun : N, A, P, deux O et L.
  • Les Cent-Jours pourraient être la période qui s’écoule entre le 20 mars (fuite de Louis XVIII et retour de Napoléon aux Tuileries) au 22 juin 1815 (abdication de Napoléon), soit 94 jours. La défaite à Waterloo a eu lieu 4 jours plus tôt. En réalité, on attribue l’expression au préfet de la Seine, accueillant Louis XVIII le 8 juillet, à son retour d’exil. Il s’était écoulé 110 jours.
    • 100 jours avant Waterloo (là où Napoléon s’est cassé le bec et y a laissé ses plumes) nous mènent au 10 mars 1815, lorsque Napoléon débarqua (au sens figuré) à Lyon.